L'école Saint-Luc, délivre dès sa création des diplômes d'architectes, de géomètres, de conducteurs de travaux publics.
C'est en octobre 1929 que s'ouvre une section de chimie située au niveau de l'enseignement supérieur et le 23 décembre 1931, le Ministre HEYMAN, ministre de l'industrie, du travail et de la prévoyance, autorise la délivrance du diplôme d'INGENIEUR TECHNIQUE; les premiers diplômés sortiront en 1932.
L'Arrêté Royal du 10 juillet 1933 crée les écoles spéciales d'ingénieurs techniciens. Il ne peut y avoir qu'une seule école spéciale par province et par réseau ; c'est la raison pour laquelle l'Ecole Saint-Luc devient en 1934 la filiale de l'Ecole catholique des Arts et Métiers d'Erquelinnes (ECAM).
Pendant la guerre 1940-1945, les Frères d'Erquelinnes, en majorité français, se réinstallent sur la colline de Fourvière, au cœur de Lyon. Les bâtiments d'Erquelinnes furent dévastés, les ateliers démontés et réinstallés en Allemagne. Restaurée après la guerre, l'école se consacrera uniquement à l'enseignement secondaire.
En 1952, la filiale de Mons, l'IRAM, deviendra indépendante.
De 1939 à 1940, l'école avait organisé avec soin l'enseignement, créant des ateliers et des laboratoires bien adaptés. L'école participe en 1935 à l'Exposition internationale de Bruxelles où elle obtient un grand prix.
En septembre 1938, la section supérieure d'architecture se transforme en une section d'Ingénieurs techniciens en Travaux Publics et Géologie rejoignant les deux sections d'Electro-Mécanique et de Chimie, organisées depuis 1934, la section chimie devient Chimie-Géologie.
En 1969, les études sont portées à 4 ans et la population scolaire voisine les 300 étudiants (60 étudiants avant 1940).
La loi du 18 février 1977 crée le grade et le diplôme d'ingénieur industriel et rationalise à nouveau les institutions existantes, cela oblige les trois écoles du Hainaut appartenant à l'enseignement libre à fusionner.
Ce sont : Mons dirigée par les Frères des Ecoles Chrétiennes,
Tournai dirigée par les Pères Salésiens,
Charleroi dirigée par les Aumôniers du Travail.
Dès le 1er octobre 1977, le nouveau Pouvoir Organisateur s'appelle dès lors "INSTITUT SUPERIEUR INDUSTRIEL CATHOLIQUE DU HAINAUT" ISICHt, avec deux implantations à Mons et Charleroi. L'institut est autorisé à organiser quatre sections : Electromécanique, Chimie avec option Biochimie, Construction, Electricité avec option Electronique. L'institut compte alors environ 650 étudiants dont 150 à Charleroi (candidature et électricité).
En 1986, la section Construction est supprimée; plus tard une option Bâtiment sera proposée aux étudiants de la section Electromécanique.
Le 1er septembre 1996 voit la naissance de la Haute Ecole Roi Baudouin, HERB, issue du regroupement de plusieurs écoles supérieures du Hainaut. Avec ses sept implantations, trois à Mons, Braine-Le-Comte, Charleroi, Jolimont, La Louvière, l'école est une des plus importantes institutions d'enseignement de la province du Hainaut. Elle compte 3300 étudiants, 300 membres du personnel et propose 37 formations relevant de 5 catégories : économique, paramédical, pédagogique, social et technique. La HERB participe aux programmes de mobilité suivants : Socrate, Erasmus, Léonardo da Vinci, Comenius.
Les accords de Bologne ont réorganisé en 2005 les enseignements universitaire et supérieur. L'ISIC délivre un diplôme de Bachelier en Sciences industrielles après trois années d'études et un diplôme de Master en sciences de l'ingénieur industriel après cinq ans, dans les domaines Biochimie, Chimie, Electricité, Electromécanique, Electronique, Informatique.
Parallèlement à l'enseignement, l'école des ingénieurs s'est intéressée à la recherche scientifique. Dès 1969, le laboratoire de Mécanique des Sols IRAM réalise la première carte géotechnique de Belgique et poursuivra les recherches pour le compte du Ministère des Travaux Publics, pour les régions de Mons, Charleroi, Saint-Ghislain, en plus d'un millier d'études de sol pour des entreprises et des privés.
En 1984, le Centre d'Etude et de Recherches de l'ISICH, CERISIC voit le jour et développe ses activités dans deux axes principaux : recherches appliquées débouchant directement sur des réalisations concrètes dans le monde industriel et formations d'enseignants, de membres d'entreprises, d'étudiants de pays en voie de développement.