En 1900, à l'occasion des fêtes de la canonisation de saint Jean-Baptiste de La Salle (annexe I) les anciens élèves des Frères de l'externat Saint-Joseph, de Mons, faisaient observer qu'il n'existait aucune école catholique destinée à la formation professionnelle des enfants du peuple sortant de l'école primaire. Les mêmes constatations furent émises en 1905 au congrès des Œuvres Catholiques.
Lors d'un banquet offert en l'honneur de Monsieur Hubert, nommé ministre en 1907, Monsieur le Vicomte Vilain XIIII, par un don généreux, (annexe V) permit un commencement de réalisation à ce qui allait devenir une nouvelle école Saint-Luc (annexe III).

L’ancien hôpital Saint-Nicolas - Premier siège de l’école
Cette école s'installe provisoirement dans une des salles du Patronage Saint-Charles, rue des Gades. Elle s'ouvre le soir du 6 janvier 1908 avec trois élèves, ils seront vingt quinze jours plus tard et trente à la fin du semestre. A cette époque, les cours se donnaient uniquement le soir.
La rentrée d'octobre 1908 eut lieu dans les locaux de l'ancien hôpital de Saint-Nicolas, rue de la Biche (annexe IV). Les frères, au nombre de trois y établirent leur communauté. L'inauguration et la bénédiction des locaux se firent le 18 octobre, fête de Saint Luc (annexe II).
En 1910, ouverture du musée d'art régional.
En 1911, installation d'une bibliothèque artistique. Cette même année le Frère Macor Gabriel, vient de Liège, il sera le directeur de la nouvelle école. Il est secondé par le Frère Marusin, architecte, le Frère Méliot, décorateur et Monsieur J. Termotte, professeur des bois et marbre ; le Frère Mélandre est le cuisinier.
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Evolution de la population scolaire :
1908-1909 - 55 élèves, cours du soir
1909-1910 - 73 élèves dont 8 en cours du jour
1910-1911 - 95 élèves, 14 en jour
1911-1912 - 110 élèves, 30 en jour
1912-1913 - 132 élèves, 69 au soir, 40 en jour,
23 le dimanche |
D’un bloc de pierre de France,provenant des décombres de l’ancienne gare de Mons, les élèves de la section sculpture et leur professeur Monsieur Dubie ont fait jaillir la Biche, gardienne fidèle de l’Ecole des Arts décoratifs. |
En 1911, la jeune école participe à l'exposition de Charleroi où elle obtient la médaille d'or. En 1913, autre succès important à l'Exposition de Gand, avec l’obtention d’un grand prix.

L’Ecole d’Arts, rue de la Biche, bâtie en 1916
A cette époque l'enseignement s'adresse spécialement aux étudiants de deux sections :
Section du bâtiment : architectes, géomètres, entrepreneurs et conducteurs des travaux, tailleurs de pierres, charpentiers, menuisiers, ébénistes, ferronniers.

Premier atelier de manuiserie
Section des arts décoratifs : peintres, dessinateurs en tissus et dentelles, graveurs, typographes, peintres verriers, mosaïstes, céramistes, sculpteurs, orfèvres, bijoutiers, dinandiers.

Atelier d’arts décoratifs
L’école comprend trois sortes de cours :
cours du matin : fréquentés par les jeunes gens de familles aisées, fils de patrons, amateurs d'art (100 FB/an)
cours du soir : artisans et employés travaillant le jour (5 FB/an)
cours du dimanche (3 FB/an)
La construction nouvelle, rue de la Biche, démarre en 1913, sous la direction du Frère MACOR, architecte qui fut l'auteur des plans de l'Ecole Saint-Luc de Liège. Les travaux seront brutalement interrompus par la déclaration de la guerre en 1914.