La déclaration de la première guerre mondiale entraîne une diminution importante du nombre d'élèves et
une fermeture presque complète de l'école.

Occupation par l'armée allemande
Les travaux de construction sont lentement achevés et la toiture est placée sur des locaux à peine utilisables, en 1915.
Nouveau coup dur en 1917 : l'école de la rue de la Biche est occupée par l'armée allemande, les dégâts seront importants et une partie des collections didactiques sera détruite ou gravement endommagée. Le Frère Macor quitte la communauté, ainsi que le Frère Marès et l'économe. Les grands élèves sont déportés en Allemagne. Le Frère Marusin reste seul avec quelques élèves. Le Frère Médard-Camille, décide de "fermer" provisoirement l'école et envoie le Frère Marusin à Bruxelles. Les clés sont confiées à Madame Dal, la fidèle servante, qui habitait en face, rue de la Biche.
Après l'armistice de 1918, la question est posée au Frère Marusin : "Cela vaut-il la peine de rouvrir l'école de Mons ?" La réponse est OUI. Le Frère Marusin revient à Mons, comme directeur, assisté du Frère Mainfroy, décoration et peinture, et du Frère Walmag, cuisinier.
Comme signalé, l'école est en mauvaise posture, la bibliothèque est dévastée, les collections détruites. Les anciennes caves de l'hôpital étaient fort humides et pas entretenues. En 1914, on y avait remisé les modèles en bois et en plâtre. En 1919, ils étaient hors d'usage.
Le bâtiment ne comportait que quatre classes pour sept années d'études. Le rez-de-chaussée servait au fusain, l'architecture et la peinture se trouvaient à l'étage, le grenier aux études de perpectives. Les classes préparatoires durent se loger dans les sous-sols.
Une plaque commémorative rappelle à la fois le but de la construction et les circonstances difficiles dans lesquelles elle fut réalisée.
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ANNO MCMXV
PATRIA BELLO DESOLATA
RELIGIONI ET ARTIBUS
ONSTRUCTA AEDES |
ANNEE 1915
LA PATRIE ETANT DESOLEE PAR LA GUERRE
CET EDIFICE A ETE CONSTRUIT
EN FAVEUR DE LA RELIGION ET DES ARTS |